Sandrine, Christophe et Maxime

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Sandrine, Christophe et Maxime (photo) Lorsque nous nous sommes lancés dans notre projet d’adoption en 2008 nous étions loin de nous imaginer que notre chemin nous conduirait dans un petit village Bulgare à environ 1 heure de route de Sofia.

Mais revenons un peu en arrière…. Notre projet était très clair dès le démarrage ; nous voulions un enfant « grand » afin que chacun puisse participer au processus d’adoption. En effet, notre souhait de faire participer tous les intervenants de cette aventure… y compris, peut-être, notre futur enfant était très important pour nous.

Quelques années après avoir obtenu notre agrément auprès de notre Conseil Général, nous avons été « admis » à déposer un dossier auprès de l'Agence Française d'Adoption pour la Bulgarie (un des pays pour lequel nous étions éligibles), celui-ci fut accepté quelques mois plus tard par les autorités du pays.

Je passerai rapidement sur la longue attente jouant avec les bas et les hauts du moral.

Et enfin l’appel : le 25 juillet 2014 on nous annonce que nous pouvons aller rencontrer un petit garçon de 5 ans 1/2 dont nous découvrons la photo.

A ce moment-là nous sommes submergés par une multitude de sentiments - mais il faut aller vite, très vite même – nous avons 2 mois pour trouver une agence de médiation, organiser notre voyage et atterrir de cette nouvelle bouleversante.

Sandrine, Christophe et Maxime (photo) Première étape nous adressons des mails aux agences de médiation (3) dont les contacts nous ont été communiqués par l’AFA - l’agence « Mon enfant » fut la première à nous répondre et nous avons beaucoup apprécié le premier contact mail. La seconde agence nous a répondu un peu plus tard et nous n’avons jamais eu de réponse de la troisième.

Le professionnalisme mais aussi le côté familial qui se dégageait dans les écrits a été pour nous un déclencheur. Une fois les modalités administratives réglées, nous avons même eu un premier appel de l’agence… D’un seul coup nous n’avions plus une entité mais Zlatka et Tania. Notre instinct ne nous avait pas trompé… nous étions fragile et avions besoin d’être rassurés, nous l’avons été.

Pendant tout le séjour, nous avons été accompagnés par Tania. Elle a su trouver la bonne place par rapport à nous. Ni trop près, ni trop loin… elle s’est totalement adaptée à nos besoins sans que nous ayons à demander quoi que ce soit. C’est grâce à elle que nous avons pu communiquer avec notre fils et avec la directrice l’orphelinat. C’était donc notre seul lien, ce qui la rend si importante. Il y a eu beaucoup de bienveillance de la part de tout le monde. Nous étions comme « en famille » et c’est très important de se sentir soutenu.

Grâce à toute l’équipe de l’agence tout a été très fluide sur place. Nos questions ont trouvé réponses et écoute, nos angoisses, nos fous rires des rires et nos larmes ont été compris et étaient entre des mains affectueuses.

Lorsque nous avons dû repartir en France là encore c’est sur Tania que nous avons pu compter pour aller rendre visite à notre fils et commencer à le « préparer » à nous rejoindre à travers des photos et des cadeaux que nous pouvions lui envoyer.

Et puis une fois de retour en France tout ne s’arrête pas là. Encore une fois nous avons pu compter sur Tania et Zlatka pour pouvoir communiquer avec Maxime (les deux premières semaines ont été compliquées compte-tenu du barrage de la langue) – ensuite comme une maman est souvent seule à comprendre son bébé nous avons commencé à communiquer entre le français et le peu de Bulgare que nous avions acquis.

Nous remercions donc très chaleureusement toute les personnes de l’agence de médiation pour qui nous avons beaucoup d’affection – c’est plus qu’un simple service que nous avons laissé sur place c’est pour nous un peu de la famille – Tania et Zlatka feront toujours partie de nos vies et seront à jamais dans notre cœur !

Aujourd'hui Maxime a 7 ans et nous lui laissons le mot de la fin : "Je vais rester ! Je suis bien à la maison, je suis cool même si, des fois, je fais des bêtises… mais je suis content d'avoir quitté l'orphelinat. Ici, il n'y a pas de baba yaga (sorcières) et même pas de monstres. Ici, je fais confiance… On est gentil avec moi et en plus y a plein de câlins. Au revoir!"

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